L’évaluation en cours concerne les voitures mises sur le marché à partir de 2030. La Commission européenne envisage d’exiger qu’elles soient capables de freiner automatiquement ou de brider le moteur contre la volonté du chauffeur en cas de dépassement de la vitesse autorisée en un lieu donné, et non seulement de donner un avertissement. Car Big Brother ne veut pas seulement vous surveiller et vous houspiller, mais conduire à votre place.
L’histoire ne dit pas si ce type d’intervention non sollicitée de la machine tiendra compte des circonstances réelles et des raisons d’une accélération. Or, tout conducteur sait qu’il est parfois moins dangereux de se dégager vite d’une situation périlleuse que de freiner.
Le système fonctionnerait grâce à une surveillance de tous les instants par GPS, capteurs de signaux et panneaux de signalisation, ce qui fait courir le double risque de l’erreur et de la non prise en compte une situation d’urgence, sans compter l’atteinte à la vie privée.
Il serait question de pouvoir désactiver le système en cas d’urgence… Une vraie idée de génie de fonctionnaire technocrate.
Mais les citoyens des pays de l’UE peuvent conserver un espoir de ne jamais voir ce dispositif s’imposer. Il s’accompagnerait en effet d’un terrible effet indésirable : le manque à gagner si les excès de vitesse ne rapportaient plus la formidable manne qu’ils assurent aujourd’hui aux Etats. On parle de centaines de millions d’euros. D’un autre côté, on peut faire confiance à l’Union européenne pour trouver d’autres moyens de faire contributionner les braves gens.











