Diverses affaires rapportent que des enfants ont été maltraités à l’école. Elles sont hétérogènes dans le temps (Bétharram 1960, Paris 2025) et dans leur nature (une claque à un ado n’équivaut pas à un attouchement sur un petit), mais ont justement abouti à une commission d’enquête qui a justement conclu à une surveillance renforcée de l’enseignement et des enseignants. Cela débouche sur une proposition de loi débattue à l’Assemblée nationale. Cependant le deux poids deux mesures de la presse, lente à se mettre en route sur le périscolaire à Paris alors qu’elle a marché au tambour pour Bétharram, se retrouve dans la proposition, dont les intentions sont excellentes et les six premiers articles très bien, mais dont les articles 7 à 9 visent uniquement les établissements diocésains. Roger Chudeau, ancien haut fonctionnaire de l’Education nationale et Monsieur Education au RN, démonte sans éclat de voix cette anomalie. Les articles 7 à 9 sont selon lui « étrangers à l’objet principal de la PPL, qui est la protection de l’enfance » et pourraient « suggérer, laisser entendre, que ce serait dans le privé que se trouverait la source principale des violences ». Contre ces « intentions politiques portées par la France Insoumise », Chudeau en recommande la suppression. La protection de l’enfance étant sacrée, il ne faut pas que « l’extrême gauche se serve de ce texte comme d’un cheval de Troie » contre l’enseignement privé catholique. Il assure ne pas agir en représentant de celui-ci, mais défendre « un principe constitutionnel, la liberté de l’enseignement, et un principe légal, le caractère propre des établissements privés sous contrat ». De fait, c’est toute l’école (et ses abords) qu’il faut surveiller, sans hostilité, mais avec fermeté.











