Quidam et QR Code : totalitarisme ridicule le 14 juillet

QR Code 14 juillet
 

Pour son dernier défilé de président, Macron avait souhaité donner une pompe particulière au 14 juillet, et réuni une brochette exceptionnelle de grands personnages en bas des Champs-Élysées.

Cela suppose une sécurité ad hoc. Un fonctionnaire adepte du contrôle social à la chinoise avait imaginé que le bon peuple désireux de voir son armée soit obligé de montrer patte blanche en arborant sur son portable un QR code nominatif adressé par la préfecture.

Quid du gamin sans portable ou du pépé technophobe ? Ni Gavroche ni Victor Hugo ne seraient passés !

Bien sûr, un recours a été fait et bien sûr le tribunal a annulé en référé cette absurdité. Dans un défilé populaire le peuple est à la fois le badaud et la puissance invitante, ses souverains d’un jour ne sont que ses délégués. Mais la caste au pouvoir se sait impopulaire, et, pour sauver ses fesses, a demandé au Conseil d’État d’annuler la décision judiciaire, ce qu’il a fait à deux heures du matin, donnant ainsi confirmation qu’il n’est pas le gardien de la justice, mais du pouvoir.

On n’arrête ni les violeurs ni les OQTF, mais on impose le QR code au vulgum pecus un jour de fête nationale. Chapeau ! Emmanuel Macron a inventé le totalitarisme ridicule, et ça marche. C’est même tout ce qui marche, avec lui.