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La Russie veut coopérer avec la Chine pour sauvegarder la paix régionale et la sécurité

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Officiers Russes et Chinois à l’issue d’un exercice aéronaval dans la mer du Japon en août 2015. Si vis pacem, para bellum ?


 
Lors d’un entretien à la télévision chinoise, le vice-ministre de la Défense russe, Anatoly Antonov, a déclaré que la Russie veut coopérer avec la Chine pour « sauvegarder la paix régionale et la sécurité internationale ». La coopération militaire entre les deux pays a été défini par les chefs d’État Vladimir Poutine et Xi Jinping, a-t-il indiqué, ajoutant que bien sûr, « la coopération entre la Chine et la Russie dans la sphère militaire n’est dirigée contre personne ».
 
On se demande bien pourquoi elles prennent la peine de coopérer si personne ne les menace et si elles ne veulent menacer personne. Réponse d’Antonov : « Notre interaction vise à renforcer la sécurité de nos pays, en prenant en compte les obligations internationales de la Chine et de la Russie, et le fait que les deux pays font partie du Conseil permanent de sécurité de l’ONU. »
 
Le vice-ministre russe a rendu hommage aux activités militaires conjointes des deux pays, au rang desquelles de nombreux exercices variés, qui ont pour objectif d’« assurer la meilleure compatibilité et une bonne compréhension mutuelle entre nos forces armées ».
 

Coopération militaire à grande échelle entre la Chine et la Russie

 
Il a ajouté que la coopération militaire multilatérale s’est améliorée de manière notable au cours de ces trois dernières années avec des organismes comme le Conseil de sécurité de l’ONU, la Conférence de l’ONU sur le désarmement, l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO) et les BRICS, mécanisme de coopération particulièrement actif qui regroupe les cinq principales économies émergentes du monde : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.
 
Antonov ne cache pas que l’interaction et la coopération militaire des membres du SCO doivent augmenter, au service d’une coopération tous azimuts. Il évoquait tout particulièrement le risque de terrorisme posé par l’Afghanistan aux frontières sud de la Russie alors que le pays connaît actuellement une grande instabilité.
 

Sauvegarder la paix et la sécurité régionales : mais face à qui ?

 
La lutte contre le terrorisme sera d’ailleurs au cœur de la 5e Conférence internationale sur la sécurité de Moscou prévue pour la fin du mois. Ainsi la lutte contre le terrorisme sert de thème commun à toutes les organisations régionales ou mondialistes — et qui oserait s’en plaindre ?
 
A force de ne pas vouloir nommer l’adversaire, Antonov a quand même dû relâcher son attention quelque peu, puisqu’il a accusé les Etats-Unis de saper le système de sécurité globale à travers le déploiement planifié d’un système de défense antimissile dans la zone Asie–Pacifique. Ce plan représente une menace directe à l’égard de la Chine et de la Russie, a déclaré Antonin. En saturant la région de navires de guerre, de chasseurs et de bombardiers, en mettant sur pied de nouveaux types de bases militaires, les Etats-Unis ne contribuent pas au renforcement de la paix et de la sécurité régionale. Si cela n’est pas une déclaration hostile, cela y ressemble fortement.
 

Anne Dolhein