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Picasso a fait subir à une de ses amantes un avortement et l’a immortalisée en peinture

Picasso amantes avortement peinture
 
On connaît ce tableau. « Girl in a Chemise » date de 1905 et la jeune fille s’appelle Madeleine. Elle fait partie de la kyrielle de maîtresses que Pablo Picasso collectionna tout au long de sa vie. La description du tableau de la Tate Gallery évoque « une fille en marge de la société », « sexuellement désirable » et pourtant « fragile », comme maladive… Madeleine, en réalité, vient de subir un avortement, comme le lui a demandé Picasso, âgé alors de 24 ans, qui ne voulait sans doute pas s’envahir d’une progéniture inopinée. Toute la mélancolie du tableau s’explique.
 
Picasso n’a jamais, au cours de son existence, fait grand cas de la vie.
 

Madeleine était l’une des premières amantes de Picasso

 
Nous sommes en 1904, Pablo Picasso vient d’arriver d’Espagne et entame à Paris ses premières relations sentimentales – pour tout amour, il n’a connu jusque-là que les bordels madrilènes. La jeune Madeleine, dont on ne sait même plus le nom à l’heure d’aujourd’hui, est pour ainsi dire sa première « vraie » relation, quoique très libertine – c’était son modèle. Et cet enfant arrive, sans crier gare… Picasso lui demande d’avorter et il la croque, peu après, sur ce tableau profondément mélancolique : ce teint quasi mortel de Madeleine, ce regard lointain et ce sein qui sort, qui ne nourrira jamais le nourrisson exécuté…
 
Picasso n’a pas eu honte de croquer cet instant terrible. Des décennies plus tard, en 1968, il retombera sur cette peinture et lancera en plaisantant : « Peux-tu m’imaginer avoir un fils de 64 ans ? »
 
Coïncidence frappante, au moment où Madeleine aurait dû enfanter, Picasso (alors même qu’il s’était trouvé une autre amante) a commencé à peindre des images de mères et d’enfants… comme si l’absent se rappelait assidûment à sa mémoire. Rien n’est anodin – surtout pas un avortement. On imagine ce que ce fut pour Madeleine qui disparut dès lors de l’histoire… de Picasso.
 

Avortement et pornographie : la violence partout dans la peinture de Picasso

 
Pas tellement de quoi s’étonner, quand on s’attarde un instant sur la vie du peintre. Picasso qui, non seulement a collectionné les aventures, souvent simultanément, mais a maltraité plus d’une de ses conquêtes, par sa cruauté et sa perversion souvent sadique (il faut savoir que plusieurs d’entre elles se sont suicidées et que d’autres ont été internées…)
 
La pornographie est d’ailleurs un trait majeur de son œuvre, comme subversion maîtresse de l’ordre établi – le sexe et l’art étaient pour lui une seule et même chose. Le cubisme et le surréalisme ont été le moulage de ce travail de destruction.
 
Malgré cela (ou peut-être à cause de cela !), Picasso est aujourd’hui considéré comme l’un des artistes les plus influents du siècle dernier.
 

Picasso féministe ?!

 
Un article de LifeSiteNews rappelle un épisode ubuesque. En 1998, une foule de féministes et de militants pour l’avortement s’étaient rassemblée dans une galerie de Beverly Hills pour célébrer le 25e anniversaire de Roe v. Wade, l’affaire tristement célèbre de la Cour suprême qui a fait légaliser l’avortement dans les cinquante États américains.
 
La galerie présentait également une trentaine de peintures de Picasso sous l’égide du producteur et marchand d’art Arne Glimcher qui avait de larges connivences avec Gloria Steinem, une féministe fondatrice et leader à l’époque du plus grand comité d’action politique sur l’avortement du pays. A un journaliste qui lui demande si Picasso aurait, de son vivant, « soutenu la liberté de procréation en tant que droit humain fondamental », Gloria Steinem répond : « Picasso se souciait de l’injustice, j’aime à penser maintenant que son sentiment d’injustice aurait inclus cette cause. Nous accueillons donc Picasso ce soir en tant que féministe dans notre groupe. »
 
Picasso qui prenait des femmes, non sans violence, et les jetait sitôt après en avoir été satisfait… toujours de très jeunes filles, dont jusqu’à cinquante ans le séparaient… Comme féministe, il y a mieux. Mais la liberté de l’avortement en vaut visiblement la chandelle. Picasso serait-il aujourd’hui balancé comme un Weinstein ? Le travail de subversion protège beaucoup ses faiseurs…
 

Clémentine Jallais