Le Forum économique mondial recommande l’option bouddhiste pour l’Inde globalisée

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On savait l’affection particulière que porte l’establishment globaliste au Premier ministre indien, Narendra Modi, et à l’Inde, nation montante parmi les pays émergents, véritable laboratoire d’essai pour le Nouvel Ordre Mondial. Avec sa population nombreuse mais dont la croissance se rétracte en raison d’un ralentissement de la natalité, sa force de travail importante et bien formée qui lui permet d’assurer des tâches administratives pour le reste du monde, son abandon progressif de l’argent en espèces, l’Inde s’insère parfaitement dans le cadre de la division internationale du travail et s’attire de nombreux compliments du FMI, de la Banque mondiale et d’autres institutions internationalistes. Mais voici que le Forum économique mondial y ajoute un autre une recommandation : dans un article non signé publié par la plate-forme géostratégique du think tank de Davos, c’est l’option bouddhiste de cette Inde globalisée qui est saluée sur le site weforum.org. Où l’on apprend « le rôle croissant du bouddhisme dans la stratégie indienne du « soft-power », cette puissance de conquête qui se passe des armes et des conflits guerriers. Et tant pis si le bouddhisme ne représente guère qu’un pourcent de la population, et si les adeptes de Bouddha sont traditionnellement considérés comme « hors caste » : c’est en tant qu’outil de politique étrangère qu’il s’agit de promouvoir cette religion réputée non violente.
 
Le bouddhisme est présenté comme un « outil géopolitique antique » de l’Inde – sans l’ombre d’une critique – par l’article publié par le World Economic Forum d’après le rapport d’un think tank local.
 

Dans les relations internationales, l’option bouddhiste sert la « transgression des frontières »

 
On apprend dans cet article que l’Inde, depuis qu’elle a conquis son indépendance par rapport au colonisateur anglais, a toujours su qu’il ne fallait pas s’appuyer sur la force militaire comme fondement de la politique étrangère du pays (on suppose que les conflits avec le Pakistan et le Bangladesh relèvent de la politique intérieure, et que la possession de la bombe atomique est juste là pour faire joli).
 
L’article revient sur l’étude récemment publiée par l’Observer Research Foundation, un organisme de réflexion indépendant qui fournit des conseils de gouvernance aux autorités politiques indiennes ainsi qu’aux grandes entreprises, avec un accent particulier sur l’environnement depuis quelques années. Les grands donateurs de l’OFR, par le biais de versements réguliers, sont l’ONU, l’Union européenne, le Conseil le Japon, la fondation Bill & Melinda Gates… Mais on y trouve aussi le consulat général de Chine en Inde, Microsoft, les grandes fondations américaines et bien d’autres. Autrement dit, l’ORF – parmi d’autres, certainement – représente la voix globaliste en Inde. On peut penser que les idées mises en avant sont de l’ordre du rêve irréalisable, appuyées sur quelques facteurs comme la présence de sanctuaires bouddhistes en Inde, la possibilité de développer le tourisme indien, et les efforts faits par Modi – quoique jugés insuffisants – pour profiter de cette religion en vue de doper sa politique étrangère dans la région asiatique. En clair, personne n’affirme que la mayonnaise prendra. Mais ce qui est remarquable, c’est la volonté des globalistes d’utiliser les principes et les ressorts d’une religion orientale, mélange empoisonné de nihilisme et de conscience universelle et anti-individualiste, pour faire avancer leur projet pour le monde.
 

L’Inde globalisée encouragée à promouvoir le bouddhisme dans sa politique extérieure

 
On n’imagine pas un instant de voir les grandes institutions internationales promouvoir le catholicisme – « la seule internationale qui tienne » – comme outil d’expansion et force pour la paix ! Alors pourquoi le bouddhisme ? Celui-ci ne contreviendrait-il donc pas à la laïcité ?
 
Dans le rapport de l’ORF, on a un début d’explication :
 
« L’utilité potentielle du bouddhisme dans le domaine de la politique étrangère est due largement à la manière dont cette croyance a été ravivée à la suite de la Seconde Guerre mondiale. La renaissance de la foi se faisait dans une perspective décidément internationaliste, se focalisant sur la transgression de frontières confessionnelles et géographiques existantes. »
 
Et, plus loin :
 
« Bien qu’elle accueil une population relativement restreinte de bouddhistes en termes de proportion par rapport à l’ensemble, l’Inde peut revendiquer sa légitimité dans la promotion de la diplomatie bouddhiste pour nombre de raisons. Premièrement, la foi bouddhiste est née en Inde, ce qui lui donne sa singulière légitimité historique. Deuxièmement, elle possède de nombreux sites importants pour la foi bouddhiste, tels Bodh Gaya, Sarnath et Nalanda. Troisièmement, l’Inde a nourri une image de protection à l’égard des persécutés en raison de la présence du Dalai lama et du Parlement tibétain en exil dans la ville de Dharamsala, après l’échec de l’insurrection contre la Chine. Outre ses liens avec le bouddhisme tibétain, ses liens historiques avec le bouddhisme theravada signifient que l’Inde est en bonne position pour promouvoir des relations plus étroites avec d’autres pays bouddhistes et pour mettre en place une conversation entre les multiples courants de cette croyance. »
 

Le Forum économique mondial et l’ORF financé par les entité mondialistes voient le bouddhisme comme un outil géopolitique

 
Selon l’auteur du rapport, l’Inde aurait intérêt à avancer plus loin dans cette voie pour damer le pion à la Chine qui elle aussi, « malgré l’athéisme avoué du parti communiste et de l’Etat chinois » et son histoire de persécution des bouddhistes, est consciente de l’intérêt politique et diplomatique du bouddhisme. A quoi s’ajoute la « spiritualité » bouddhiste qui peut s’accorder parfaitement avec l’environnementalisme à tonalité panthéiste qui affirme l’unité de l’homme et de la nature.
 
Le bouddhisme serait donc idéal pour la création ou l’entretien de liens transnationaux, ce dont Narendra Modi semble avoir pris conscience. Lui qui s’appuie également très fortement sur la religion hindoue, majoritaire en Inde, ne manque jamais lors de ses déplacements de visiter des temples bouddhistes dès que la chose est possible, réservant généralement une journée à cet effet. Ce n’est pas suffisant aux yeux de l’ORF subventionnée par les grandes instances mondialistes, mais c’est le signe d’une volonté nette.
 
La promotion de religions orientales se fait de plus en plus agressive. En Europe et plus largement dans les pays développés, elle insiste sur les techniques de méditation, comme le yoga et la « pleine conscience » ou mindfulness à toutes les sauces. Tout cela a en commun la promotion d’une attitude sans jugement, relativiste, centrée sur soi et sur le monde matériel, à l’exclusion militante du vrai Dieu.
 

Jeanne Smits