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Etats-Unis : un juge fédéral bloque le plan de régularisation des clandestins d’Obama

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Lundi soir, un juge fédéral des Etats-Unis a ordonné la suspension temporaire du plan de régularisation de millions de clandestins décrété par le président américain Barack Obama le 20 novembre dernier. Cette décision fait droit à la demande du Texas et de 25 autres Etats, majoritairement républicains, qui portaient plainte contre ce plan de régularisations qu’ils jugent illégal – à raison, puisqu’il n’a pas été soumis au vote du Congrès.
 
Barack Obama a annoncé dès le lendemain que son gouvernement allait faire appel afin de reprendre rapidement les régularisations qui devaient commencer ce mercredi.
 
« Le droit est de notre côté, l’histoire est de notre côté », a déclaré Barack Obama alors qu’il dénonçait la décision prise par le juge du tribunal fédéral de Brownsville, au Texas, Andrew Hanen : « Ce n’est pas la première fois qu’un tribunal bloque ou tente de bloquer quelque chose qui s’avère être légal. »
 

La décision de suspendre les régularisations critiquée par l’administration Obama

 
Le ministre de la Sécurité intérieure Jeh Johnson a parlé de son « profond désaccord » avec la décision du juge, précisant toutefois qu’elle l’obligeait à suspendre « jusqu’à nouvel ordre » l’application du décret d’Obama : « Le ministère de la Justice fera appel de cet ordre temporaire ; dans l’attente, nous reconnaissons que nous devons nous y conformer », a-t-il déclaré.
 
Mais il n’a montré aucune inquiétude pour la suite : « Nous nous attendons à obtenir gain de cause devant les tribunaux », a-t-ilaffirmé, rappelant que le gouvernement pourrait alors « faire appliquer » la réforme voulue par Barack Obama et qui consiste à accorder des permis de travail de trois ans à près de cinq millions de personnes en situation irrégulière.
 

Le ministre de la justice refuse d’accepter la décision du juge fédéral

 
De son côté, le ministre américain de la Justice Eric Holder a parlé d’une « étape provisoire », et annoncé qu’il s’attendait à voir cette affaire résolue « à un niveau supérieur, par une cour d’appel fédérale, si ce n’est par la Cour suprême elle-même ».
 
Loin de se plier à une décision de justice donnant raison à plus de la moitié des Etats américains, l’administration Obama s’est donc empressée d’affirmer qu’elle trouverait un moyen de contourner encore une fois les autorités du pays.
 
Au nom des bons sentiments et de l’histoire, le mépris d’Obama pour la Constitution et le Congrès ne prend plus la peine de se cacher. Loin de susciter la réprobation unanime de tout le pays, le coup de force d’Obama le divise selon la fracture Démocrates Républicains et renforcera encore la République des juges.