Le Pr Hans Joachim Schellnhuber veut la fin des voitures, du charbon et de l’acier

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Hans Joachim Schellnhuber


 
Retour à l’âge de pierre. Le Pr Hans Joachim Schellnhuber, le chercheur athée chéri du Vatican – il participa à la rédaction et à la présentation de Laudato Si’ – vient de déclarer dans Deutsche Welle que le réchauffement global est tellement grave qu’il ne faut pas seulement cesser toute utilisation du charbon ou de véhicules à combustion d’ici à 2030, mais qu’il faut également renoncer au béton et à l’acier. Ce serait la fin du monde tel que nous le connaissons – on remplacerait tout cela par « le bois, la terre cuite et la pierre » – pour éviter « la fin du monde tel que nous le connaissons » tout court, lorsqu’il se sera réchauffé de « 4,5, 6 ou même 12 degrés ».
 
Pour le béton et l’acier, Schellnhuber pense qu’on pourra attendre 2040. Mais la lutte passera selon lui par des actes « disruptifs » – mot à la mode – puisque le scientifique appelle de ses vœux des gestes spectaculaires, comme la fermeture de certaines centrales énergétiques au charbon. Et tant pis pour les abonnés !
 

La fin des voitures, du charbon et de l’acier – retour à l’âge de la pierre, de la terre cuite et du bois !

 
Joachim Schellnhuber a beau être athée, il officie comme grand prêtre de la lutte contre le réchauffement climatique d’origine anthropique aussi bien en Allemagne qu’à l’ONU et avec l’Union européenne, avec la bénédiction du pape François et du Vatican. Il est le fondateur et le directeur de l’Institut Potsdam en Allemagne – l’une des institutions les plus alarmistes – et il est aussi l’un des principaux auteurs du GIEC, conseiller du gouvernement d’Angela Merkel et de la Banque mondiale. Sa nomination à l’Académie pontificale des sciences remonte à 2015 et WikiLeaks lui attribue un rôle clef dans la « kabbale Soros-Podesta-Clinton-Obama ».
 
Sans surprise, Schellnhuber est également un partisan du contrôle de la population, notamment en tant que membre du Club de Rome qui a tant fait pour diffuser les idées malthusiennes de Paul Ehrlich – aujourd’hui lui-même invité de marque de l’Académie pontificale des sciences. Le club de Rome a déclaré un jour considérer « l’humanité elle-même » comme le principal ennemi à combattre.
 

Le Pr Hans Joachim Schellnhuber, membre du très malthusien Club de Rome

 
Schellnhuber n’en est pas à sa première proposition extrémiste.En 2009, selon Der Spiegel, il avait soulevé l’idée d’attribuer à chaque personne vivant sur la planète un « budget de CO2, qu’elle vive à Berlin ou à Pékin ». Avec des taxes en cas de dépassement, bien sûr, qui permettraient « à l’Occident de rendre une partie de la richesse qu’elle a prise au Sud pendant les siècles passés et de se retrouver débitrice vis-à-vis de pays qui sont aujourd’hui parmi les plus pauvres du monde ». Du totalitarisme socialiste à l’état pur.
 
En tant que scientifique, il est également favorable à une démocratie globale dont le leadership serait confié à des scientifiques et des sages… tels lui-même. Il s’est dit lui-même partisan d’une « version plus sophistiquée – et donc plus adéquate – ce qu’il est convenu d’appeler le “gouvernement mondial” ». Avec ces nouvelles institutions : une Constitution de la Terre, un Conseil global et une Cour planétaire.
 

Le Pr Hans Joachim Schellnhuber envisage désormais un réchauffement de 12°

 
C’est lui, Schellnhuber, qui a fixé la barre du réchauffement à ne pas dépasser à 2° Celsius. Il a reconnu qu’il ne s’agit pas d’un fait scientifique mais d’un artifice politique : « Ce ne sera pas la fin du monde toute suite en cas de réchauffement plus fort, pas plus que nous ne serons définitivement sauvés si le réchauffement est moins important. La réalité, évidemment, est beaucoup plus compliquée », a-t-il avoué lors d’un entretien avec Der Spiegel en janvier 2016. L’idée était bien d’avoir un chiffre symbolique, facile à retenir, est d’ailleurs adopté par la Banque mondiale, FMI, le GIEC et feu le gouvernement de Barack Obama.
 
Alors que la température mondiale stagne depuis près de 20 ans malgré l’augmentation des niveaux d’émission de CO2, Schellnhuber semble avoir choisi de se réfugier dans l’outrance, chose d’autant plus nécessaire de son point de vue que les Etats-Unis ne suivent plus. Il en est à appeler ses collègues scientifiques à quitter leur « tour d’ivoire pour descendre dans les rues ».
 
Il faut bien que la cause en vaille la peine – d’où cette ahurissante annonce d’un possible réchauffement de 12° que même les plus hystériques des réchauffistes n’ont jamais évoqué à ce jour.
 

Jeanne Smits