Contre le réchauffement climatique, la Suède promeut la consommation d’insectes

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Cela fait des années que les médias travaillent pour rendre acceptable l’idée que l’on puisse se nourrir de vers et d’insectes.


 
L’agence gouvernementale suédoise Vinnova, qui distribue près de 300 millions d’euros par an pour la recherche et le développement, s’évertue à promouvoir un futur vert en harmonie avec le développement durable en remplaçant la viande par les insectes. L’agence récompense à cette fin pas moins de quinze projets différents à hauteur d’un demi-million de couronnes (environ 54.000 euros), chacun d’eux devant élaborer une nouvelle nourriture « comestible », dans le but de lutter contre le réchauffement climatique.
 

Consommation de nourriture climato-compatible : insectes, moisissures et vers à viande

 
Parmi les succulents projets qui s’annoncent, un prototype de mets à base de vers à viande nourris sur des déchets végétaux, destiné à être une source climato-compatible de protéines, ainsi qu’un hachis d’insectes « climato-intelligents » comme les crickets.
 
A côté des insectes, d’autres offres alléchantes comprennent notamment une « protéine climato-fongique », un « barbecue végétarien diététique élaboré à partir de sous-produits » ainsi que des « éléments fibreux crus » et un « fromage moisi de fèves ».
 
Une compétition en novembre permettra de sélectionner le « meilleur » produit et une dotation spéciale gouvernementale de deux millions de couronnes (environ 220.000 euros) sera allouée à sa promotion.
 

L’industrie alimentaire des insectes aurait des antennes locales

 
Développant dans un communiqué les raisons qui l’ont motivée, l’agence Vinnova explique que l’alimentation insectivore réduira le transport de la nourriture en encourageant la production locale : « Vinnova s’efforce de promouvoir les protéines climato-compatibles pour aider à développer à l’avenir une nourriture innovante, saine et délicieuse, comme alternative à la production conventionnelle de viande… Ces projets peuvent aussi accroître la compétitivité de l’industrie alimentaire suédoise grâce à des produits développés à partir de matières premières produites en Suède à un coût intéressant. »

 

Le réchauffement climatique, une idéologie envahissante…

 
Ce n’est pas la première fois que la Suède essaie de développer un intérêt pour cette « nourriture du futur ». L’an dernier, la ville de Stockholm a publié un livre de cuisine « climato-intelligent » qui présentait les larves d’insectes comme une garniture de pizza « amicale pour l’environnement ». Parmi les commentaires dans la presse, on a pu lire : « Les larves sont bonnes ! Les chenilles séchées congelées ont le goût de noix de cajou avec une texture délicate de jaune d’œuf. »
 
Après l’avis rendu par le Comité d’éthique danois qui souhaite une taxation sur les viandes pour en décourager la consommation, la Suède fait donc connaître à son tour sa volonté de se plier à l’idéologie dominante du réchauffement climatique, pourtant de plus en plus contesté par les scientifiques sérieux.
 

Patrick Neuville