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Au Venezuela, le socialisme du XXIe siècle est synonyme de malnutrition et il tue de plus en plus d’enfants

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Des journalistes d’investigation du New York Times ont réalisé pendant cinq mois une enquête sur la malnutrition infantile au Venezuela. Leur reportage confirme ce que le gouvernement de Nicolás Maduro voudrait cacher : dans ce pays qui possède les plus grosses réserves de pétrole du monde, de plus en plus d’enfants meurent des conséquences de la malnutrition. Si le New York Times, journal de gauche, parle pudiquement de « mauvaise gestion économique », c’est bien le socialisme d’Hugo Chávez, autrefois ouvertement admiré par le Français Jean-Luc Mélenchon, qui est une fois de plus en cause.
 

Comme à chaque faillite du socialisme, le gouvernement s’en prend aux statistiques pour masquer ses échecs

 
Et comme dans tout régime socialiste, la Révolution bolivarienne s’attaque à l’information plutôt qu’aux causes de sa faillite : dans son rapport de 2015, le ministère de la Santé de Maduro faisait état d’une mortalité avant 4 semaines multipliée par 100 en trois ans, puisqu’elle était passée de 0,02 % à 2 % des enfants. Puis il n’y a plus eu aucune statistique pendant deux ans, jusqu’au mois d’avril de cette année où un lien menant à des bulletins non publiés est apparu sur le site Web officiel du ministère. Ces bulletins faisaient état de 11.446 enfants de moins de un an morts en 2016, soit 30 % de plus qu’en 2015. Ils ont rapidement été retirés du site et le ministre de la Santé congédié. Depuis, plus rien.
 

Les cas de malnutrition grave chez les enfants en très forte hausse au Venezuela

 
Mais les médecins interrogés dans 9 des 21 hôpitaux publics qui ont fait l’objet de l’enquête des journalistes du New York Times parlent d’un nombre de cas de malnutrition infantile record, avec même des enfants qui arrivent complètement affamés. Si les statistiques de la malnutrition sont désormais interdites et si l’on cherche à empêcher les médecins de mentionner le diagnostic de malnutrition comme cause des troubles dont souffrent les enfants amenés à l’hôpital, certains tiennent des statistiques officieuses. Dans les neuf hôpitaux mentionnés, les médecins ont recensé quelque 2.800 cas de malnutrition l’année dernière. Sur ces 2.800 cas, près de 400 enfants sont morts. Les hôpitaux ne disposent souvent même pas des nutriments pour bébés qui leur permettraient de porter secours à ces petits patients, du fait de la carence généralisée de ces produits au Venezuela.
 

Un régime sous perfusion russo-américaine

 
Dans The New American, journal de droite contrairement au New York Times, Bob Adelmann s’attarde plus longuement sur les causes de cette ruine de l’économie vénézuélienne qui n’affecte pas seulement la nourriture. Comme généralement dans les économies socialistes, le Venezuela, malgré ses richesses naturelles, manque de tous les produits de base : nourriture, donc, mais aussi médicaments, savon, papier WC, etc. Mais avec une inflation à 4.000 %, ce n’est plus seulement un problème de magasins mal fournis et de queues interminables, comme dans les pays de l’Est des années 1980, mais aussi de classes populaires dont le pouvoir d’achat a fondu comme neige au soleil, les hausses de salaire ne suivant pas celles des prix.
 
La production de pétrole qui fournissait au Venezuela du socialiste chaviste Nicolás Maduro la majeure partie de ses revenus est en forte baisse. La compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA ne rembourse plus ses dettes et n’arrive plus à payer les droits pour le déchargement de son pétrole : plus d’une douzaine de pétroliers sont ainsi pour le moment en attente d’être déchargés selon The New American. Le journal pointe d’ailleurs du doigt ceux qui permettent au régime socialiste vénézuélien de perdurer en renforçant toujours plus la répression contre l’opposition démocratique. Outre la Russie, avec Rosneft qui rachète à bon compte les actifs pétroliers et gaziers vénézuéliens et qui a déjà injecté plus de 6 milliards de dollars dans ce régime moribond mais allié de Moscou, il y a les raffineries de pétrole américaines qui continuent d’acheter pour 1 milliard de dollars de pétrole vénézuélien chaque mois.
 

Olivier Bault