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Nouveau coup dur pour le Bitcoin  :la banque Lloyds interdit l’utilisation des cartes de crédit pour l’achat de la monnaie virtuelle

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La première banque britannique explique sa décision par la crainte d’avoir à payer la facture en cas de poursuite de la chute du Bitcoin. Depuis le mois de décembre, la monnaie virtuelle, qui valait 14.000 livres, a perdu 57 % de sa valeur pour descendre en dessous de 6.000 livres, confirmant ainsi sa vraie nature : celle d’un titre spéculatif plutôt que d’une véritable monnaie. Au Royaume-Uni, la Lloyds est la première à interdire l’achat de Bitcoins au moyen des cartes de crédit qu’elle émet, mais d’autres banques pourraient suivre. Après avoir atteint des sommets, le Bitcoin est en effet en chute libre. Si certains détenteurs de la monnaie virtuelle ont gagné des fortunes, d’autres y perdent des plumes comme à chaque fois qu’une bulle spéculative éclate.
 
Au Royaume-Uni, on estime à plusieurs centaines de milliers le nombre de personnes qui ont investi dans la crypto-monnaie dont chaque unité valait 0,07 $ en août 2010, 985 dollars début janvier 2017, 17.550 $ le 11 décembre 2017 et un peu moins de 7.600 dollars en ce 5 février 2018, alors que la chute du cours du Bitcoin s’accélère de jour en jour.
 

L’interdiction de la Lloyd’s fait suite à des décisions similaires concernant le Bitcoin de la part de plusieurs banques américaines

 
Avec sa décision d’interdire à ses clients d’utiliser leur carte de crédit pour acheter des Bitcoins, la Lloyds emboîte le pas à plusieurs banques américaines qui avaient fait de même la semaine dernière. Les banques craignent sans doute que les investisseurs privés qui ont essuyé des pertes avec la chute du cours de la monnaie virtuelle ne cherchent à se sortir d’affaire en pariant sur une inversion de tendance au moyen de leur carte de crédit, ce qui pourrait les mettre dans une situation encore plus délicate si la chute du Bitcoin se poursuit.
 
La décision de la Lloyds n’interdit pas à ses clients de racheter des Bitcoins avec une carte de débit puisqu’une telle carte n’expose pas la banque. Elle limite en revanche leur capacité à spéculer en cas de nouvelle bulle spéculative sur le Bitcoin qui a déjà connu des hauts et des bas par le passé (mais jamais à ce point-là). La Lloyds détient un quart du marché des cartes de crédit au Royaume-Uni.
 

Les Etats aussi se mobilisent contre la monnaie virtuelle

 
On peut voir aussi dans cette réaction des banques, ainsi que dans celle de certains Etats qui s’inquiètent de l’importance prise par une monnaie hors de leur contrôle, une tentative de nuire aux monnaies virtuelles. Mais il y a aussi un problème intrinsèque au Bitcoin qui était exposé récemment dans un article publié sur le site du forum de Davos : celui de la confiance. La confiance dans la technologie la sécurisation des transactions est quelque peu fragilisée par la trop grande proportion de serveurs de transactions situés en Chine. Cela peut d’autant plus poser problème que la Chine parle d’interdire les échanges en crypto-monnaie tandis que l’Inde, autre acteur important du Bitcoin, s’apprête à faire de même.
 
Fidèle à ses habitudes, Bruxelles, de son côté, commence à réfléchir à la manière de réguler les échanges en monnaie virtuelle. A Londres aussi, Theresa May a déclaré qu’il fallait surveiller de près ces types d’échanges en raison de leur utilisation possible par les réseaux criminels. En octobre, le président russe et la Banque centrale de Russie se mobilisaient déjà contre la monnaie cryptée en avançant des arguments similaires.
 

Olivier Bault