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Changement climatique : insaisissables nuages…

Changement climatique nuages
 
Quel est l’effet du changement climatique sur les nuages, et inversement, quel est l’effet des nuages sur le changement climatique ? Ce sont ces questions qui sont au cœur d’une nouvelle étude réalisée par l’université de Californie, dont les résultats révèlent avant tout la très grande complexité du climat de la Terre et la non moins grande perplexité des scientifiques dès lors qu’ils essaient de tenir compte de tous les facteurs en jeu.
 
C’est une hypothèse : la manière dont les nuages recouvrent la Terre « pourrait » être en train de changer en raison du « réchauffement global », avec une poussée des nuages de moyenne altitude vers les pôles sur 20 ans à partir des années 1980. C’est un changement qui avait été prédit par « la plupart » des modèles climatiques actuellement retenus, rapporte le réseau de radios publiques américain NPR d’après Nature, alors même qu’ils présentent d’importantes divergences sur d’autres facteurs. Divergences qui montrent à elles seules les limites de la climatologie.
 

Les effets contradictoires des nuages sur le climat

 
L’étude a pu se faire à l’université de Californie au moyen d’un recalcul des données relevées par satellites : une opération rendue nécessaire par les changements d’instruments, de satellites ou des orbites de ceux-ci au cours des ans. C’est ce qui a permis, selon les chercheurs menés par Joel Norris, de faire des comparaisons réalistes et de constater qu’avec le réchauffement, les nuages ont bien migré vers les pôles comme s’y attendaient les climatologues.
 
Étant donné que la planète est à 70 % recouverte de nuages à tout moment, que les nuages sont par nature extrêmement changeants et qu’ils ont tendance à refroidir l’atmosphère en journée, en bloquant la chaleur du soleil, et à avoir à l’inverse un effet de couverture pendant la nuit, en empêchant la chaleur de s’échapper, on voit que de toute façon, les effets de tout cela sont difficiles à appréhender.
 
Joel Norris cite le réchauffement climatique d’origine humaine comme l’un des facteurs expliquant la poussée des nuages vers les pôles. Mais il reconnaît aussi que deux fortes éruptions volcaniques au cours de la période envisagée ont eu un rôle notable.
 

Changement climatique : et la « pause » du réchauffement ?

 
Et déjà, d’autres chercheurs remettent en cause les « découvertes » de Norris et de son équipe, tel Kevin Trenberth du National Center for Atmospheric Research dans le Colorado : celui-ci note par exemple que la période étudiée, outre qu’elle est très courte à l’aune de l’étude du climat, comporte précisément les années de « pause » du réchauffement depuis 1999 dont même les « réchauffistes » reconnaissent la réalité jusqu’en 2013 (et qui selon beaucoup, persiste).
 
Le même Trenberth avoue que les climatologues ne comprennent pas grand-chose aux nuages : la science à leur propos reste balbutiante.
 
Raison de plus de rester sceptique face aux insertions des scientifiques qui croient connaître d’avance l’évolution du climat terrestre et qui en outre veulent accabler l’homme de la responsabilité du changement climatique même lorsque le réchauffement ne progresse pas.
 

Anne Dolhein