Les chrétiens ont le devoir moral de combattre la terreur

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Le père George Rutler, de l’église St Michael à New York.


 
Face à un danger mortel, le pacifisme est immoral et n’est pas chrétien, avertit un prêtre catholique qui lance un appel aux chrétiens à exercer leur devoir moral de combattre la terreur islamique. Suite à l’assassinat du prêtre de l’église St Etienne du Rouvray, le pape François « s’associe à la douleur et à l’horreur » et « condamne de la manière la plus radicale » l’attaque de l’église en France, selon un communiqué qui évoque « un meurtre barbare ». « Il demande au Seigneur d’inspirer à tous des pensées de réconciliation et de fraternité dans cette nouvelle épreuve et de répandre sur chacun l’abondance de ses Bénédictions. »
 
L’archevêque de Rouen Dominique Lebrun a de son côté déclaré : « L’Église catholique ne peut prendre d’autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes. Je laisse ici des centaines de jeunes qui sont l’avenir de l’humanité, la vraie. Je leur demande de ne pas baisser les bras devant les violences et de devenir des apôtres de la civilisation de l’amour ».
 
Pour sa part, le père George Rutler, de l’église St Michael à New York a écrit sur LifeZette.com que le pacifisme n’est pas seulement immoral, mais qu’il est du devoir des chrétiens de se protéger eux-mêmes et les autres innocents des agresseurs. Commentant l’exhortation de Jésus « Si quelqu’un te frappe la joue droite, tends-lui la gauche », le père Rutler dit qu’il ne s’agit pas d’une instruction en faveur du pacifisme, comme tant de chrétiens européens semblent le croire : « Tendre l’autre joue est le conseil que le Christ donne dans l’exemple d’un individu moralement insulté : l’humilité vainc l’orgueil. Cela n’a rien à voir avec l’auto-défense. »
 

Les chrétiens ont le devoir moral d’utiliser la légitime défense pour combattre la terreur

 
Expliquant plutôt que le pacifisme est dès lors une corruption de la vertu de paix, le père Rutler poursuit : « Tout comme le racisme porte préjudice à la race et le sexisme corrompt le sexe, le pacifisme s’attaque à la paix (…) Abandonner le devoir moral de protéger la paix en refusant d’utiliser la force n’est pas de l’innocence, c’est de la naïveté. » Puis, il fait référence au catéchisme de l’Eglise catholique qui enjoint aux chrétiens à faire usage d’une auto-défense légitime en tant que devoir d’amour vis-à-vis de soi-même et de son prochain : « En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave pour qui est responsable de la vie d’autrui (…) Qui défend sa vie n’est pas coupable d’homicide même s’il est contraint de porter à son agresseur un coup mortel. ».
 
Et le père Rutler de citer de nombreux exemples dans l’histoire, dont Charles Martel à Tours en 732, Jan Sobieski à Vienne en 1683, la bataille de Lépante en 1571 (soutenue par saint Pie V qui, ordonnant que les chrétiens combattent tous en état de grâce, mit la chrétienté à genoux en récitant son chapelet et obtint, par l’intercession de la Vierge Marie, une victoire miraculeuse)… Sans ces faits d’armes, les nations occidentales telles que nous les connaissons avec leurs universités, leurs sciences modernes et leurs droits humains n’existeraient pas.
 
La tragédie de l’Occident est qu’il a perdu contact avec ses racines chrétiennes. S’il refuse de combattre la terreur, elle s’installera.
 

Patrick Neuville