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Les prévisions de croissance du FMI aux Etats-Unis, en Europe et au Japon dépendent essentiellement de la politique monétaire de leurs banques centrales

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En s’appuyant sur les conséquences de la force du dollar, le Fonds Monétaire International (FMI) a annoncé qu’il allait baisser ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis mais relever celles qui concernent l’Europe et le Japon.
 
Le FMI annonçait mardi que l’économie américaine allait croître de 3,1% cette année et la prochaine, une performance que le FMI qualifie de « robuste ».
 

Les prévisions de croissance du FMI aux Etats-Unis, en Europe et au Japon

 
Mais les perspectives américaines sont toutefois plus faibles que celles que le FMI annonçait en janvier : il prévoyait alors 3,6% en 2015 et 3,3% en 2016. C’est malgré tout une croissance significative, puisque le PIB américain n’a augmenté que de 2,4 % l’année dernière.
 
Le FMI prévoyait une croissance de 1,2% pour l’Europe cette année : il annonce finalement 1,5%
 
A l’inverse, le FMI a relevé ses prévisions pour l’Europe : en janvier, il annonçait une croissance de 1,2% cette année et 1,4% l’année suivante pour les 19 pays utilisant l’euro. Il vient de relever ces chiffres à 1,5% pour 2015 et à 1,6 % en 2016. La croissance dans la zone euro a atteint 0,9% seulement l’année dernière. Le FMI attend également une croissance de 1% cette année pour le Japon, et de 1,2% l’année suivante : c’est nettement plus que les 0,6% et 0,8% annoncés en janvier. L’économie japonaise avait chuté de 0,1% en 2014.
 
Plus largement, le FMI attend une croissance de l’économie mondiale de 3,5 % en 2015, contre les 3,4% il annonçait en janvier.
 

Les politiques monétaires des banques centrales provoquent la stagnation, la récession ou la croissance

 
Depuis le 30 juin dernier, le dollar américain a augmenté de 29% par rapport à l’euro et de 19% par rapport au yen japonais, permettant aux exportateurs européens ou japonais de prendre l’avantage.
 
Par ailleurs, la Federal Reserve devrait augmenter les taux d’intérêt américains à court terme cette année, après les avoir gardés proches de zéro pendant plus de six ans. La Banque centrale européenne et la Banque du Japon choisissent de faire l’inverse, affirmant que la politique actuelle d’assouplissements monétaires permet de stimuler l’économie.
 
A se demander pourquoi l’Union européenne a tant tardé à le faire…
 
On a en tout cas la preuve que les banques centrales décident – ou pensent pouvoir décider – de la croissance ou de la stagnation de l’économie d’un pays ou d’un continent.
 

Béatrice Romée