Migrants : 40 % des Allemands favorables à une démission d’Angela Merkel

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Angela Merkel, chancelière de la République fédérale d’Allemagne.


 
La politique – la non-politique conviendrait-il sans doute de dire – de gestion de la crise migratoire provoque un mécontentement de plus en plus généralisé. En Allemagne, un des pays à la fois les plus touchés, mais aussi les plus responsables de la situation, Angela Merkel en fait les frais. Alors que, il y a encore six mois, l’actuel chancelier était l’un des personnages politiques les plus influents d’Europe (et peut-être du monde), la progression des migrants dans son pays – plus d’un million l’an dernier, dont un grand nombre ont « disparu » – et les violences qui ont suivi sont en train de plomber son avenir. Selon un sondage publié ce vendredi par le magazine Focus, 40 % des Allemands seraient ainsi favorables désormais à une démission de celle qu’ils adulent pourtant depuis des années.
 

40 % des Allemands défavorables à Angela Merkel

 
Très précisément, 39,9 % des Allemands se disent favorables à une démission d’Angela Merkel en raison de sa politique en faveur des réfugiés. Certes, 45,2 % sont d’un avis inverse. Et les autres restent réservés. Mais c’est quand même énorme ! Si l’on veut bien se souvenir que, il y a deux mois, le magazine Forbes, dans son classement des hommes politiques les plus puissants du monde, plaçait Angela Merkel en deuxième position, derrière Vladimir Poutine, mais devant Barack Obama…
 
Un autre chiffre est intéressant dans ce sondage. C’est celui qui concerne les sympathisants de la CDU, le propre parti d’Angela Merkel, et la CSU bavaroise, et qui sont désormais 26,6 % à envisager volontiers son départ…
 

La crise des migrants pourrait-elle provoquer une démission du chancelier ?

 
Recevant vendredi le premier ministre italien Matteo Renzi, Angela Merkel a cependant refusé de changer de politique. Et continué de tabler sur une politique des quotas, manifestement impopulaire, pour soulager son pays de la pression actuelle. Elle a cependant promis un « bilan intermédiaire » de ses efforts en la matière après le sommet Union européenne – Turquie qui doit se tenir le 18 février prochain. On doute que, d’ici là, sa performance se soit améliorée…
 

François le Luc