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La Grande barrière de corail se porte mieux… à la grande surprise des réchauffistes

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Le mot « surprise » est celui de la grande presse : on peut lire sur la version en ligne du quotidien ABC d’Australie que l’optimisme grandit parmi les scientifiques de voir la Grande barrière de corail se remettre de son épisode de blanchiment d’il y a deux ans à une vitesse inattendue. Les réchauffistes ne cessaient de mettre en garde contre la mort programmée des magnifiques récifs coralliens au large du Queensland à cause du réchauffement et de cyclones violents. Les chercheurs de l’Australian Institute of Marine Science ont constaté, lors de la surveillance ce mois-ci de 14 récifs entre Cairns et Townsville, que des œufs de corail y sont déjà visibles à l’œil nu.
 
« C’est très surprenant, puisque des études antérieures ont montré qu’un délai de deux à trois ans est généralement constaté dans l’activité reproductrice à la suite d’événements de blanchiment des récifs. Cela veut dire qu’ils ont suffisamment d’énergie, qu’ils ont récupéré les zooxanthènes et la symbiose et qu’ils ont même assez d’énergie pour investir dans la reproduction et le développement des œufs », se réjouit Neil Canton au nom de l’institut de recherche.
 

La Grande barrière de corail sort de son épisode de blanchiment

 
Près des deux tiers de la Grande barrière de corail avaient subi un épisode de décoloration en 2016 et 2017, avec à la clef la mort de jusqu’à 50 % des coraux selon les zones, annonçait la presse en termes vagues, sans que l’on puisse savoir quelle était vraiment la proportion de récifs aussi gravement touchés. L’affaire avait donné lieu à des présentations alarmistes annonçant que les récifs dans les zones les plus affectées avaient « 0 % de chances de rétablissement ».
 
Contrairement à ce qui était attendu, c’est sur l’ensemble de la Grande barrière de corail que l’on a constaté la présence d’œufs qui, en l’absence de nouvelle vague de chaleur exceptionnelle et si des larves se forment, pourrait permettre le prompt rétablissement de l’ensemble.
 

Un mieux qui provoque la « surprise » chez les réchauffistes

 
Cette bonne nouvelle n’étonne guère la climato-sceptique Joanne Nova. Celle-ci explique que la Grande barrière de corail a survécu aux pics de température de l’Holocène pendant des centaines d’années, preuve qu’elle a bien le moyen de s’adapter à des températures plus élevées mais aussi aux changements de celle-ci. « Le niveau de la mer dans le Queensland était plus élevé de 1 à 2 mètres il y a cinq mille ans, il y a eu des super-cyclones dans la région pendant ces 5.000 années et il n’y a aucun signe permettant de dire que ces cyclones s’aggravent », explique-t-elle, études scientifiques à l’appui.
 
Au contraire, l’étude du terrain montre que de très gros cycles ont frappé les côtes à peu près tous les 200 et 300 ans et ce de manière statistiquement constante même lorsque la température de surface de l’eau semble avoir été d’environ un degré Celsius plus chaude au début de la période, selon une étude réalisée en 1998.
 
Il semblerait que les épisodes de blanchiment, loin d’être inédits, aient pu se reproduire de loin en loin sans pour autant détruire la spectaculaire formation corallienne.
 

Anne Dolhein