La Conférence des évêques d’Italie soutient une manifestation du Parti radical antichrétien

Conférence évêques Italie soutient manifestation Parti radical antichrétien

Marco Pannella lors d’une précédente marche pour l’amnistie, la justice et la liberté


 
Après avoir choisi de ne pas soutenir de manifestations pro-vie et pro-famille récentes, la Conférence des évêques d’Italie vient de donner son accord pour participer à une « marche pour l’amnistie, la justice et la liberté » qu’organise le parti radical – et surtout, anticlérical – le 6 novembre prochain à Rome. L’événement a été dédié au pape François et à Marco Panella, leader historique du Parti radical, récemment décédé.
 
Deux mots sur celui-ci. Au fil des ans, rappelait ici reinformation.tv, Pannella a mobilisé son parti au service du nudisme, du « mariage » homosexuel, des droits transgenre, de l’amour libre, de la légalisation des stupéfiants, du démantèlement de l’OTAN et de l’éducation sexuelle obligatoire. C’est lui encore qui a fait élire une actrice de films pornographique au Parlement – « la Cicciolina », la Hongroise Ilona Staller.
 
La marche du 6 novembre prochain a pour objectif de demander une amnistie générale pour les prisonniers au jour précis où l’Année de la miséricorde prévoit une journée spéciale pour eux, rapporte le vaticaniste Edward Pentin pour le New Catholic Register.
 

La Conférence des évêques d’Italie aime mieux les gauchistes que les pro-vie

 
Pentin précise que le P. Ivan Maffeis, l’un des porte-parole de la conférence des évêques italiens, a indiqué que son secrétaire général, Mgr Nunzio Galantino, a voulu montrer son « ferme engagement » pour soutenir cette marche parce que les évêques y voient une occasion de « mieux sensibiliser » le monde politique.
 
La manifestation doit coïncider avec une grève de la faim, les 5 et 6 novembre, au cours de laquelle 720 détenus dans des prisons italiennes demanderont une réforme ainsi que la mise en place d’un programme de rééducation annoncée, mais qui n’a jamais vu le jour.
 
Le parti radical a fait paraître un communiqué de presse confirmant la décision de la Conférence des évêques d’Italie et se réjouissant de ce que le président de celle-ci, le cardinal Angelo Bagnasco, soutienne l’initiative, comme le confirme de son côté le P. Maffeis.
 
Sans surprise, celle-ci est également appuyée par la communauté Sant’Egidio.
 
Le P. Maffeis à insister sur le piètre état des prisons italiennes, dont le quotidien est émaillé de suicides de détenus et où, selon lui, les personnes fragiles sont retenues pour des délits mineurs.
 

Le Parti radical italien organise une manifestation pour l’amnistie

 
Qu’il y ait des injustices ou des excès n’est pas le problème, cependant. L’alignement de l’Eglise catholique en Italie, qui peut fort bien dénoncer ceux-ci de son propre mouvement, sur un parti ouvertement anticatholique et progressiste, au point de participer à son action constitue un véritable scandale.
 
On dit à Rome qu’avec le pape François, « les choses ont changé » de telle sorte que les radicaux, aux accointances maçonniques notoires, et les responsables de l’Eglise en sont venus ces dernières années à « échanger publiquement des déclarations d’estime et d’affection ». Les louanges adressées par le pape François à la militante pro-avortement et membre du parti radical, Emma Bonino, sont à comprendre dans cette perspective.
 

Le Parti radical, antichrétien, soutient la culture de mort

 
De nombreux catholiques italiens sont d’autant plus outrés que la Conférence des évêques Italie s’est délibérément abstenue de donner son soutien à une « Journée pour la famille » à Rome en janvier, qui manifestait l’opposition à la légalisation des unions civiles de même sexe : les évêques avaient indiqué qu’ils ne voulaient pas interférer avec le débat politique. Des centaines de milliers de manifestants s’étaient mobilisés ; un seul évêque les avait rejoints. Six mois plus tôt, en juin 2015, il n’y en avait aucun lors de la manifestation d’un million de personnes pour la défense du mariage, rappelle encore Edward Pentin.
 
Est-ce vraiment cela que veut le pape François ? Sa réputation d’autoritarisme laisse penser qu’il aurait protesté s’il n’avait pas été d’accord.
 

Anne Dolhein