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Les familles nombreuses en France : plus pauvres, souvent immigrées

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Une étude de l’INSEE publiée mardi indique qu’aujourd’hui une famille sur cinq est « nombreuse », c’est-à-dire composée de trois enfants ou plus dont un mineur au moins : 1,7 millions de familles. La part des familles nombreuses a diminué de 3% entre 1999 et 2011. Les deux tiers d’entre elles sont « traditionnelles », soit composées de deux parents et de leurs enfants communs, le reste se partageant à égalité entre familles « recomposées » et « monoparentales ».
 

Nombreuses, pauvres et immigrées

 
Plus elles sont nombreuses, plus elles sont pauvres : 35% des familles de quatre enfants et plus vivent sous le seuil de pauvreté, et plus elles sont victimes du « surpeuplement » de leur logement. Les parents immigrés de première génération vivent plus souvent avec trois enfants ou plus à la maison que les parents d’origine française (35% contre 20%).
 
C’est dire qu’une belle part des familles nombreuses est toujours d’origine non française. Alors que les familles nombreuses se rencontrent davantage en Outre-Mer – la Guyane progresse même à cet égard – il apparaît donc qu’en Métropole le remplacement des générations n’est pas assuré et que le taux relativement élevé de natalité par rapport au reste de l’Europe, qui repose sur le nombre de familles nombreuses, doit beaucoup à l’immigration.
 

Famille nombreuse = milieu défavorisé ?

 
On apprend que ce sont plutôt les plus pauvres et les moins instruits qui ont le plus d’enfants, sans que personne ne songe à « stigmatiser » cette « discrimination ».
 
Un autre facteur d’agrandissement des familles est le nombre de « familles recomposées » qui, en moyenne, ont plus d’enfants vivant au foyer : 37 % d’entre elles accueillent 3 enfants ou plus contre seulement 21% pour les familles « traditionnelles ». Le surcroît viendrait de la volonté des couples nouvellement formés d’avoir un « nouvel enfant » ensemble. Ce n’est pas un gage de stabilité sociale : on sait que les enfants élevés dans une famille nombreuse traditionnelle et stable ont de meilleures perspectives que les enfants qui ont vécu le divorce, la séparation ou l’absence volontaire d’un de leurs parents.
 
L’étude ne distingue pas les statistiques selon les religions pratiquées (ou non !) par les parents. C’est interdit au nom de la non-discrimination. Mais ce serait intéressant.