(Au moins) « 35.000 fanatiques islamiques » en Grande-Bretagne selon un haut fonctionnaire

fanatiques islamiques Grande Bretagne

Gilles de Kerchove, a déclaré que les services de sécurité européens avaient « démantelé des cellules, des plans détruits, des personnes arrêtées ».


 
Plus que dans n’importe quel autre pays d’Europe… 35.000 « fanatiques islamiques », djihadistes potentiels, sont abrités par la Grande-Bretagne. C’est le grand chef anti-terroriste de l’UE, Gilles de Kerchove, qui l’a déclaré au journal espagnol El Mundo. L’outre-Manche paye malheureusement les frais de sa « politique de la diversité » menée depuis des décennies.
 
Et le problème, c’est que 35.000 personnes à surveiller 24h/24, ce n’est pas possible…
 

Plus de 50.000 fanatiques islamiques en Europe

 
« Le Royaume-Uni a identifié de 20.000 à 35.000 radicaux (…) Parmi ceux-ci, 3.000 sont préoccupants pour le MI5, et 500 sont soumis à une attention constante et particulière. » Après la Grande-Bretagne, apparaît la France avec 17.000 de ces fanatiques islamiques. L’Espagne en compterait environ 5.000 et la Belgique, 2.000. Sans compter l’Allemagne…
 
« Je ne voudrais pas mettre un chiffre concret, mais (en Europe) des dizaines de milliers, plus de 50.000 », a déclaré celui qui coordonne depuis dix ans la lutte contre le terrorisme dans l’Union européenne.
 
Gilles de Kerchove a également prévenu que l’Etat islamique tenterait une cyber-attaque dans les cinq ans, soit sur les centrales nucléaires, soit sur les systèmes de contrôle de la circulation aérienne, en payant potentiellement des pirates russes pour pénétrer dans des systèmes informatiques cruciaux.
 

« Surveillés 24 heures par jour, sept jours par semaine »… dans la théorie

 
« Nous devons sélectionner ceux qui sont vraiment inquiétants, les plus dangereux, et ils devraient être surveillés 24 heures par jour, sept jours par semaine ». Le problème évident, et il le reconnaît, c’est le manque de moyens ; la surveillance quotidienne de suspects terroristes n’est possible que dans une poignée de cas. Il faut sans cesse déterminer le niveau d’importance des cibles. Et savoir quand, dans la radicalisation, ils sont susceptibles de passer à l’acte est pour le moins difficile…
 
À la suite de l’attentat-suicide de Manchester, en mai dernier, il est apparu que les autorités s’efforçaient de mener 500 enquêtes sur 3.000 personnes. Quelques jours plus tard, des sources policières confirmaient que plus de 20.000 personnes étaient considérées, en fait, comme « sujets d’intérêt ». Le souci, c’est que l’auteur même du massacre, Salman Abedi, avait été un « sujet d’intérêt » pour le MI5 et était « soumis à examen ». Sans efficacité, apparemment – il tua 22 personnes au concert d’Ariana Grande.
 
Et la difficulté est renforcée par le fait que l’Etat islamique a encouragé ses fidèles à passer inaperçus – la majorité des terroristes à Barcelone et Cambrils étaient des garçons intégrés dans la société.
 

La « terreur » en Grande-Bretagne n’a jamais été aussi menaçante

 
Une source du ministère de la Défense a déclaré que dix-huit tentatives ont été déjouées depuis 2013 en Grande-Bretagne, dont cinq depuis l’attaque terroriste de Westminster en mars. Elle a décrit une image sans précédent de la « terreur » en Grande-Bretagne, qui n’est pas près de décroître.
 
Comme Gilles de Kerchove le confiait aujourd’hui au quotidien d’information catalan Ara, « la propagande de Daech n’invite plus ses partisans à aller en Syrie et en Irak, mais encourage plutôt les attaques contre leur foyer ». En particulier, aussi, en raison des pertes qu’il subit en Irak et en Syrie.
 
Un autre rapport publié à la mi-août par le Réseau européen de sensibilisation à la radicalisation (Radicalization awareness network, RAN), le confirme : il faut s’attendre sous peu au retour d’environ 3.000 Européens ayant vécu ou combattu avec l’organisation État islamique (EI) en Irak et Syrie. 30 % sont déjà rentrés, mais environ 50 % sont toujours en Syrie et en Irak. Bien qu’il y ait, parmi eux, beaucoup de femmes et d’enfants (nés le plus souvent sur place), ce retour des djihadistes est une « source de préoccupation sérieuse » – on sait ce que cela a donné dans les attentats de Paris ou de Bruxelles.
 

Mais la diversité doit toujours prévaloir

 
Ce qui frappe c’est le climat paradoxal qui domine dans cette Grande-Bretagne.
 
Alors que des fanatiques islamiques sont régulièrement arrêtés et condamnés pour avoir préparé des attaques terroristes (quatre encore au début du mois d’août, tous nés sur le sol anglais). Alors qu’un septième scandale de « sex gang » (après notamment ceux de Rotherham ou de Rochdale) mené par des hommes musulmans sur des victimes blanches vient d’éclater à Newcastle-upon-Tyne (« toutes les filles blanches ne servent qu’à une chose » dixit l’un des auteurs). Alors que moult politiques usent du « enough is enough » prononcé par Theresa May au lendemain de l’attentat du London Bridge en juin… la société s’enferre désespérément dans cette « protection de la diversité ».
 
La BBC publie une vidéo devenue virale sur le voile intégral, intitulée « Les choses à ne pas dire à quelqu’un qui porte une burqa »… Un magasin Aldi, à Northampton, concède à une employée caissière le droit de ne pas biper les bouteilles d’alcool… Le nouveau maire musulman d’Oldham (Manchester), fait débuter le Conseil municipal par une prière récitée par un imam convié pour ce faire…
 
Le Londonistan parviendra-t-il à faire machine arrière ? Quelle efficacité aura la prise de conscience tardive des conservateurs ?
 

Clémentine Jallais