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FANTASTIQUE Pirates des Caraïbes :
la Vengeance de Salazar ♠


 
Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar est le cinquième opus de la saga des Pirates des Caraïbes. Ceci se sent fortement ; dès le prélude le film s’avère poussif, peu inspiré. Les recettes éculées, les situations, les gags, sont reproduits en série, d’après les modèles des épisodes précédents. Les personnages principaux sont ou anciens et usés, ou nouveaux, certes, mais ressemblant beaucoup encore à des prédécesseurs bien connus. L’alchimie particulière des Pirates des Caraïbes, mêlant aventures maritimes dans le contexte d’un dix-huitième siècle antillais de fantaisie, fantastique, à base de légendes de la mer, et d’un certain comique, ne fonctionne plus.
 
Le comique a beaucoup tenu dans les épisodes 1 à 4 à la prestation de l’acteur Johnny Depp. Le rôle du capitaine pirate Jack Sparrow est resté un de ses plus célèbres au cinéma. Le problème est que ce Jack Sparrow paraît désormais un peu trop fatigué, et surtout subir les événements, ce qui est fâcheux pour un des personnages principaux. Le pirate flamboyant est là trop surjoué, l’exubérance tourne à vide, ennuie. Les quelques audaces nouvelles, des plaisanteries anticléricales, voire antichrétiennes ou obscènes, n’ont pas été du tout à notre goût. Sur le plan de la moralité du film, gène aussi le fait que la piraterie soit exaltée désormais sans nuance, et que le méchant soit celui qui tient lieu d’homme d’ordre dans ce contexte : le capitaine de la marine militaire espagnole Salazar, ou son fantôme, peu sympathique…
 

Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar, le film de trop

 
L’intrigue paraît elle aussi fondée sur une mauvaise idée : elle revient à essayer de tuer le fantastique, soit l’un des ingrédients fondamentaux de la recette de la saga. Afin de briser toutes les malédictions marines, dont celle permettant au redoutable fantôme du capitaine espagnol Salazar de poursuivre Jack Sparrow, une expédition de pirates est constituée pour rejoindre l’île mystérieuse et oubliée de Neptune. Le but est de trouver le trident du dieu des mers, et de le briser. Ce scénario maigre et peu inspiré, est étiré en longueur, parsemé de bouffonneries qui n’amusent plus. Non décidément, Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar est le film de trop, concluant, enfin tel semble être le but quasi-explicite du film, de manière assez lamentable, la série. Le naufrage de ces Pirates nous a semblé assez comparable à celui de Starwars VII, avec le même mécanisme de reprise dépourvue de toute inspiration et de conviction de recettes trop éprouvées.
 

Hector JOVIEN

 
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