Christopher Booker : ce magnifique printemps est complètement normal

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(Auvergne au printemps)


 
Comme la France, l’Angleterre jouit actuellement d’un superbe printemps, si doux et ensoleillé que les réchauffistes nous reprocheraient quasiment d’en profiter, tant il apporte la « preuve » de la remontée des températures globales et des catastrophes à venir. On ne les entend guère lorsque les températures sont en deçà des normales saisonnières. Pour le climatosceptique Christopher Booker, il n’y a pourtant pas de quoi fouetter un chat : ce magnifique printemps est « complètement normal », écrit-il dans le Telegraph de Londres.
 
Dans le Somerset où il réside, l’éclosion des perce-neige aura été tardive cette année, ce qui a permis de les admirer en mars, en même temps que des primevères plus hâtives qu’à l’ordinaire, mais toujours bien présentes en ce début d’avril.
 

Un magnifique printemps qui ressemble à ceux de 1938 et 1957

 
« Comme j’en ai l’habitude à cette saison, je compare le moment des floraisons avec celui des années de « réchauffement global » du début des années 1990, où nous avions vu des primevères avant Noël. Le week-end dernier, les prunelliers se sont couverts de blanc le long des haies avec 15 jours d’avance par rapport à la normale, coïncidant mystérieusement avec le froid et le gel que les gens des campagnes appellent « l’hiver des prunelliers » », note le journaliste.
 
De manière plus scientifique, Christopher Booker publie un graphique réalisé par Paul Homewood qui a utilisé le relevé des températures d’Angleterre centrale réalisé depuis 1772 pour présenter les moyennes depuis lors : sur 240 ans, elles restent remarquablement stables.
 
S’il est vrai qu’au cours des deux dernières décennies il y a eu moins d’hivers très froids, à l’exception d’un mois de décembre qui a battu tous les records de froid en 2010, les hivers les plus chauds aujourd’hui ne dépassent pas ceux des derniers siècles, avec un record sur la période pour l’hiver 1869. Et alors que l’année 2016, marquée par le phénomène El Niño, a été vantée comme « l’année la plus chaude de tous les temps », les relevés par satellite montrent que ces derniers mois les températures globales ont de nouveau plongé de 0,6°, « annulant quasiment leur hausse nette pour la totalité du XXe siècle ».
 

Christopher Booker, climatosceptique qui aime se dorer au soleil…

 
« En d’autres termes, le temps qu’il fait continue d’être simplement le temps qu’il fait, et nous avons bien de la chance lorsque nous pouvons nous réjouir de ce qu’il apporte », conclut Christopher Booker.
 
Quant au mois de mars, dont les réchauffistes affirment qu’il a été en Angleterre de 3 degrés plus chaud que la moyenne établie pour 1960 à 1990, Paul Homewood montre que les choses ne sont pas si simples. Les mois de mars les plus chauds depuis le début du XXe siècle ont été enregistrés en 1957 et en 1938, avec une distribution des températures quotidiennes très similaire à celle de 2017, liée toujours à la présence d’un anticyclone fort vers l’Est attirant des vents de sud-ouest : un phénomène climatique ordinaire et non le symptôme d’un réchauffement global, assure-t-il sur son blog.
 

Anne Dolhein