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La mode du « transgenre » gagne les enfants et les adolescents

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Selon un expert australien des troubles du genre, on assiste actuellement au sur-diagnostic du « transgenrisme » parmi les adolescents et même les enfants, soit par précipitation soit parce que les jeunes en question se conforment à cette nouvelle tendance par désir d’être à la mode et pour attirer l’attention. Le psychiatre Stephen Stathis note que la plupart des jeunes – jusqu’aux trois quarts d’entre eux – sortiront naturellement de cette phase. Pas si simple avec un diagnostic officiellement posé : il encourage l’enfant à rester dans sa « dysphorie » et le cas échéant il sera soumis à des traitements.
 
Ces 75 % de faux transgenres « présentent des goûts et des comportements non conformes à leur genre, ou une diversité de genre », explique-t-il. « On peut se trouver face à une fillette de 6 ou 7 ans qui veut s’habiller comme un garçon. Elle pourra même dire qu’elle veut être un garçon. Mais lorsque la puberté arrive, elle dira : “Non, je suis simplement une fille qui aime faire des trucs de garçon” ». Les garçons manqués ne datent pas d’hier !
 

De plus en plus d’enfants et d’adolescents « transgenres »

 
Le constat de Stathis est d’autant plus frappant qu’il n’est pas opposé par principe aux traitements hormonaux et autres opérations de changement de sexe. Son expérience lui a permis de rejoindre ce qu’affirment de nombreux spécialistes à propos des enfants supposés transgenres : ils expliquent que de nombreux jeunes traversent une phase de confusion quant à leur propre identité à un moment ou à un autre, phase dont ils sortent en général sans la moindre thérapie. Mais de plus en plus, le diagnostic est posé et tôt suivi d’administration d’hormones, avant qu’ils aient eu le temps de s’approprier leur identité.
 
A l’hôpital Lady Cliento de Brisbane où il exerce, le psychiatre a pris le parti de ne poser qu’un nombre minime de diagnostics de transgenrisme, premier pas vers la « transition » médicale. Il exige de nombreux tests de santé mentale avec plusieurs psychiatres avant de prescrire des hormones pour bloquer la puberté, et encore, dans le cas d’un diagnostic positif, il exige que le jeune patient fasse d’abord une « transition sociale », vivant pendant six mois comme un jeune du sexe opposé.
 
D’autres psychiatres sont encore plus prudents. Une étude réalisée par un ancien psychiatre en chef de l’université Johns Hopkins, Paul McHugh, et un professeur de biostatistiques de l’université d’Arizona, Lawrence Mayer, publiaient en 2016 une étude montrant qu’il y a fort peu de preuves de la valeur thérapeutique du blocage de la puberté. Ils affirmaient eux aussi que les manifestations d’atypie de genre chez les jeunes ne justifient nullement l’interventionnisme médical – et encore moins les opérations chirurgicales qu’on prescrit de plus en plus tôt. Le Collège américain des pédiatres a publié l’an dernier un communiqué sous le titre L’idéologie de genre fait du tort aux enfants, montrant que faire semblant d’appartenir à l’autre sexe en avalant des hormones produit des effets néfastes, avec notamment des risques importants pour la santé physique et mentale. Au point de qualifier ces thérapies de « maltraitance ».
 

Etre transgenre, c’est tendance ! Mais c’est une mode dangereuse

 
Mais la multiplication des diagnostics et la publicité qui est donnée aux droits LGBT font que de plus en plus d’enfants s’affichent transgenres, parce que c’est « tendance ». Le Dr Stathis cite le cas d’un jeune qui lui a dit : « Dr Steve… je veux être transgenre. C’est le nouveau noir ».
 
L’internet se révèle le facteur numéro un qui pousse les jeunes dans cette voie. Un peu de confusion, et les gamins vont chercher des explications sur ce qui se passe dans leur tête et dans leur corps… pour aboutir sur d’innombrables sites qui parlent de « dysphorie de genre ». Et quand ce ne sont pas les enfants, ce sont leurs parents : pour eux il y aura au bout du compte la satisfaction d’être donnés en exemple comme « merveilleux et tolérants », note un professeur de bioéthique de l’école de médecine de Chicago : Alice Dreger précise qu’à l’inverse, ceux qui n’acceptent pas que leur enfant change de genre sont stigmatisés, accusés de « manquer d’affection » et d’être trop « conservateurs ».
 
Ainsi les adultes jouent aussi un rôle majeur dans la propagation de l’idée que le trangenrisme n’est pas un désordre mental, poussant de nombreux enfants sur la voie de garage de la « transition » où ils rejoindront une communauté lourdement frappée par le risque de dépression et de suicide.
 

Jeanne Smits